Rafles de Marseille en 1943 : la justice reconnaît un crime contre l’humanité
Le procureur national antiterroriste a reconnu mercredi les rafles menées en janvier 1943 dans le Vieux-Port de Marseille comme un crime contre l'humanité. L'enquête, ouverte en 2019, n'a pas permis d'identifier de responsables encore vivants.

La justice française a qualifié, mercredi 30 septembre, de « crime contre l'humanité » les rafles menées à Marseille dans le quartier du Vieux-Port en janvier 1943 France Bleu. Cette reconnaissance a été annoncée par le procureur national antiterroriste Olivier Christen, à Marseille La Croix.
Ces rafles ont été menées sur décision des nazis, avec la collaboration active du régime de Vichy, dans plusieurs secteurs du cœur historique de la ville, considérés comme « une porcherie » et un nid de résistance Le Monde. Le quartier populaire de Saint-Jean avait alors été dynamité par les nazis et la police française, et 15 000 personnes avaient été déportées Mediapart.
Cette reconnaissance était réclamée de longue date par des survivants et leurs descendants France Bleu. Une enquête judiciaire avait été ouverte en 2019 à la suite d'une plainte déposée par 19 survivants et leurs descendants L'Humanité.
Cette enquête n'a toutefois pas permis d'identifier des responsables encore vivants impliqués dans ces opérations France Info+2. Le procureur national antiterroriste l'a lui-même précisé en annonçant la fin des investigations Libération.
Quatre-vingts ans après les faits, cette qualification juridique met un terme à une procédure engagée par les victimes et leurs proches La Croix. L'avocat Pascal Luongo, à l'origine de la démarche judiciaire, a évoqué un combat mené contre la falsification de l'histoire Mediapart.
Le contexte
Les rafles du Vieux-Port de Marseille ont eu lieu en janvier 1943, sur décision des autorités nazies, avec la collaboration active du régime de Vichy Le Monde. Plusieurs secteurs du cœur historique de la ville étaient alors visés, considérés par les occupants comme « une porcherie » et un foyer de résistance Le Monde.
Le quartier populaire de Saint-Jean a été dynamité par les nazis et la police française à cette occasion Mediapart. Ces opérations ont abouti à la déportation de 15 000 personnes Mediapart.
L'enquête judiciaire consacrée à ces événements a été ouverte en 2019 France Info+1. Elle faisait suite à une plainte déposée par 19 survivants et leurs descendants, qui réclamaient une reconnaissance officielle des faits comme crime contre l'humanité L'Humanité.
Cette procédure a mobilisé pendant plusieurs années la justice française, jusqu'à la décision annoncée mercredi 30 septembre 2026 par le procureur national antiterroriste Olivier Christen La Croix.
Les réactions
Le procureur national antiterroriste Olivier Christen a qualifié mercredi, à Marseille, ces rafles de « crimes contre l'humanité » La Croix. Il a précisé que l'enquête judiciaire n'avait pas permis d'identifier des responsables encore vivants impliqués dans ces opérations France Info+2.
L'avocat Pascal Luongo, à l'origine de la démarche ayant conduit à cette reconnaissance, a évoqué un combat gagné contre la falsification de l'histoire Mediapart.
Cette qualification était réclamée de longue date par les survivants et leurs descendants, dont 19 avaient porté plainte en 2019 L'Humanité. Aucune condamnation pénale n'a été prononcée, l'enquête n'ayant pas permis d'identifier de responsables encore vivants France Info+2.
Ce qui reste incertain
L'enquête judiciaire ouverte en 2019 est désormais close, sans qu'aucun responsable encore vivant n'ait pu être identifié France Info+2. La reconnaissance judiciaire de ces faits comme crime contre l'humanité constitue, pour les survivants et leurs descendants ayant porté plainte, l'aboutissement de plusieurs années de procédure L'Humanité.
Aucune suite pénale individuelle n'est donc attendue dans ce dossier, faute de responsables vivants identifiés Libération. La portée de cette décision reste avant tout mémorielle et symbolique pour les victimes et leurs familles France Bleu+1.
« un combat gagné contre la falsification de l'histoire »
Registre des sources
- France Bleu12:35
- France Info14:38
- Le Monde12:12
- L'Humanité17:47
- La Croix12:55
- Libération12:14
- Mediapart15:46
- L'Est Républicain12:22