Procès Aramburu : Le Priol invoque un « réflexe militaire »
Au 11e jour de son procès, Loïk Le Priol a affirmé avoir tiré sur Federico Martin Aramburu par « pur réflexe militaire ». Le principal accusé nie toute intention de tuer.
Devant la cour d'assises de Paris, Loïk Le Priol, principal accusé dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, a affirmé lundi avoir tiré par « pur réflexe militaire » France 24. L'ancien militaire a expliqué avoir agi pour se défendre d'un « tabassage total » France 24, dans une panique totale et sans préméditation, selon ses propres mots France Bleu.
Selon le récit qu'il a livré à la cour, il a expliqué : « dans un pur réflexe militaire, je prends mon arme et j'appuie » Franceinfo Faits divers. Il a maintenu devant les juges sa version d'une situation de légitime défense Franceinfo Faits divers+1, tout en niant farouchement avoir voulu tuer le rugbyman argentin L'Humanité.
Le président de la cour, Franck Zientara, a toutefois relevé que Federico Martin Aramburu n'était pas armé et que les tirs mortels l'avaient atteint dans le dos France 24. Ce constat contredit la version d'un affrontement direct avancée par l'accusé.
Loïk Le Priol a par ailleurs affirmé qu'il n'avait jamais eu l'intention de tuer et a exprimé des regrets devant la cour RFI. Il a évoqué un « drame absolu » RFI. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat RFI.
Confronté à la famille de la victime, l'accusé a laissé percer son émotion et reconnu sa pleine responsabilité, selon Mediapart Mediapart. La même source relève cependant que, le reste de la journée, face aux questions des magistrats et des avocats, cette repentance a semblé sonner faux Mediapart.
L'accusé a par ailleurs comparé son état d'esprit cette nuit-là à celui d'une « machine à laver de violence » 20 Minutes, tentant un mea-culpa tout en continuant de plaider la légitime défense 20 Minutes. Il a également justifié son geste en expliquant que sortir son arme est un geste anodin à l'armée L'Humanité.
Le contexte
Le procès se tient devant la cour d'assises de Paris et concerne l'assassinat de l'ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu RFI. Les faits examinés remontent au 19 mars 2022 Franceinfo Faits divers+1.
Loïk Le Priol est jugé aux côtés de Romain Bouvier pour la mort de Federico Martín Aramburú 20 Minutes. Le 21 septembre 2026 correspond au premier jour de la dernière semaine du procès, et marque le 11e jour d'audience France Bleu+1.
Cette journée a également vu débuter les interrogatoires des accusés, en cette troisième semaine du procès RFI. Loïk Le Priol, présenté comme l'auteur des tirs mortels, est poursuivi pour assassinat et encourt la réclusion criminelle à perpétuité RFI.
L'accusé est décrit par L'Humanité comme un ancien militaire et militant néonazi L'Humanité+1. Il conteste depuis le début la thèse de la préméditation, défendant une version fondée sur la légitime défense et la panique France Bleu+2.
Les réactions
Le président de la cour d'assises, Franck Zientara, a relevé que la victime n'était pas armée et que les tirs mortels l'avaient atteint dans le dos, contredisant la version de l'accusé sur un « tabassage total » France 24.
Loïk Le Priol a lui-même livré plusieurs déclarations devant la cour. Il a notamment affirmé : « J'ai tiré par pur réflexe militaire » France Bleu. Il a également déclaré : « Dans un pur réflexe militaire, je prends mon arme et j'appuie » Franceinfo Faits divers. Il a par ailleurs expliqué que sortir son arme est un geste anodin à l'armée L'Humanité.
Selon Mediapart, confronté à la famille de la victime, l'accusé a reconnu sa pleine responsabilité et laissé percer son émotion Mediapart, mais sa repentance a semblé sonner faux face aux questions des magistrats et des avocats le reste de la journée Mediapart.
Ce qui reste incertain
Le procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier se poursuit devant la cour d'assises de Paris, dans sa dernière semaine d'audience 20 Minutes. Les interrogatoires des accusés, débutés le 21 septembre 2026, doivent se poursuivre dans les jours suivants RFI.
Loïk Le Priol encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat RFI. Aucune décision n'a été rendue à ce stade et la présomption d'innocence s'applique jusqu'au verdict de la cour d'assises.
« Dans un pur réflexe militaire, je prends mon arme et j'appuie »
« Sortir son arme, c'est un geste anodin à l'armée »
« Oui, j'étais une grenade dégoupillée… »
« J'ai tiré par pur réflexe militaire »
Registre des sources
- France 2416:17
- France Bleu15:46
- Franceinfo Faits divers19:43
- RFI23:54
- 20 Minutes18:13
- L'Humanité19:38
- Le Point20:42
- Mediapart08:39