Sextape à Saint-Étienne : Perdriau condamné à 4 ans de prison en appel
La cour d'appel de Lyon a confirmé jeudi la condamnation de Gaël Perdriau pour chantage à la vidéo intime contre son ancien premier adjoint. La peine d'inéligibilité a été alourdie à dix ans.

La cour d'appel de Lyon a rendu son arrêt jeudi 10 septembre dans l'affaire dite de la « sextape » de Saint-Étienne France Bleu. L'ancien maire de la ville, Gaël Perdriau, a été condamné à cinq ans de prison dont un an avec sursis, soit quatre ans de prison ferme, assortis d'un mandat de dépôt France Bleu+1. La cour a également prononcé une peine de dix ans d'inéligibilité, contre cinq ans en première instance Le Monde+2.
Gaël Perdriau était jugé, avec plusieurs complices, pour avoir organisé un chantage à la vidéo intime contre son premier adjoint de l'époque, Gilles Artigues BFM TV+1. Ce dernier avait été filmé à son insu en 2014 dans une chambre d'hôtel 20 Minutes. La cour d'appel de Lyon a ainsi confirmé, pour l'essentiel, la peine prononcée en première instance, à l'exception de la durée d'inéligibilité, alourdie Le Figaro.
Le mandat de dépôt prononcé signifie que Gaël Perdriau a été reconduit en détention à l'issue de l'audience France Bleu. L'ancien édile avait déjà passé deux mois derrière les barreaux après sa condamnation en première instance L'Humanité.
Cette décision met un point final à une procédure qualifiée de « hors-norme » par certains médias Franceinfo Faits divers, qui avait mis en lumière les rouages d'un système de pression exercé au sein de l'exécutif municipal stéphanois. Le chantage visait à museler Gilles Artigues, qui avait pourtant permis à Gaël Perdriau de remporter la mairie de Saint-Étienne en 2014 L'Humanité.
Le contexte
L'affaire trouve son origine en 2014, année où Gilles Artigues avait contribué à faire remporter la mairie de Saint-Étienne à Gaël Perdriau L'Humanité. C'est cette même année que Gilles Artigues, alors premier adjoint, a été filmé à son insu dans une chambre d'hôtel 20 Minutes.
Cette vidéo intime a ensuite servi de moyen de pression contre lui, dans le cadre d'un chantage visant à le maintenir sous contrôle au sein de l'équipe municipale L'Humanité. Gaël Perdriau était jugé aux côtés de plusieurs complices pour l'organisation de ce chantage BFM TV.
Une première condamnation avait déjà été prononcée avant ce procès en appel : Gaël Perdriau avait alors été condamné et avait passé deux mois en détention L'Humanité. La cour d'appel de Lyon a examiné le dossier et rendu son arrêt le 10 septembre 2026, confirmant la peine de prison de première instance mais alourdissant la sanction d'inéligibilité, portée à dix ans contre cinq ans auparavant Le Monde+2.
Les réactions
Gilles Artigues, victime du chantage et ancien premier adjoint de Gaël Perdriau, a réagi à l'annonce de la condamnation en appel. Il a salué une décision qui marque, selon lui, la clôture d'un épisode douloureux de sa vie personnelle et politique.
Ce qui reste incertain
L'arrêt de la cour d'appel de Lyon constitue, selon Franceinfo, « le point final » de cette affaire judiciaire Franceinfo Faits divers. Le mandat de dépôt prononcé jeudi a entraîné le retour en détention de Gaël Perdriau à l'issue de l'audience France Bleu.
Les sources consultées ne précisent pas si l'ancien maire de Saint-Étienne entend former un pourvoi en cassation contre cette décision. La durée d'inéligibilité de dix ans, si elle est confirmée, écarte Gaël Perdriau de toute fonction élective pour une décennie Le Monde+1.
« Nous allons pouvoir nous reconstruire »
Registre des sources
- France Bleu09:22
- Franceinfo Faits divers17:27
- Le Monde10:32
- 20 Minutes10:03
- BFM TV09:24
- L'Humanité10:12
- La Croix10:05
- Le Figaro09:32