Prisons : la Contrôleuse générale alerte sur l'opacité des décès en détention
Dominique Simonnot dénonce l'absence de recensement fiable des morts en détention, en hôpital psychiatrique et en centre de rétention. Un taux de suicide en prison parmi les plus élevés d'Europe est également pointé.

La Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Dominique Simonnot, a publié vendredi 25 septembre deux avis alertant sur l'opacité entourant les décès survenus en prison, dans les hôpitaux psychiatriques et dans les centres de rétention administrative L'Humanité. Le nombre exact de personnes mortes dans ces lieux n'est ni complètement connu, ni rendu public, faute de traçabilité et de remontée adéquates des informations, selon la CGLPL France Info+1.
Plusieurs centaines de personnes meurent chaque année en France dans un lieu privatif de liberté, sans que leur nombre exact soit connu, dénonce l'institution Nice-Matin+1. Dans les hôpitaux psychiatriques en particulier, ce nombre reste opaque, faute de recensement centralisé Ouest-France.
La Contrôleuse générale pointe également un taux de suicide en détention parmi les plus élevés d'Europe Nice-Matin. Le rapport évoque des situations concrètes révélatrices des dysfonctionnements du système, comme une ronde nocturne effectuée en contournant un corps sans vie L'Humanité.
Les avis de la CGLPL couvrent l'ensemble des lieux de privation de liberté : prisons, hôpitaux psychiatriques accueillant des patients en soins sans consentement, gardes à vue et centres de rétention administrative L'Humanité+1. L'institution dénonce une administration incapable de prévenir les décès en captivité, dans un contexte de surpopulation carcérale chronique Libération.
Ce manque de suivi empêche, selon la Contrôleuse générale, d'identifier les facteurs de risque et de mettre en place des mesures de prévention adaptées France Info+1. Les inégalités entre détenus face à l'accès aux premiers secours, aux soins et à la prévention du suicide sont également mises en avant par plusieurs analyses de ces avis Libération.
Le contexte
Dominique Simonnot occupe la fonction de Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), une autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté France Info+1. Ses avis, publiés le 25 septembre, portent spécifiquement sur les décès et suicides survenus dans ces lieux L'Humanité.
La CGLPL a pour mission de contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes détenues, hospitalisées sans consentement ou retenues administrativement L'Humanité+1. Les avis publiés dénoncent un manque structurel de traçabilité des informations relatives aux décès, qui touche l'ensemble de ces établissements L'Humanité.
La surpopulation carcérale chronique est identifiée comme un facteur aggravant du contexte dans lequel surviennent ces décès Libération. Ce phénomène s'accompagne, selon les constats de la Contrôleuse générale, d'une incapacité de l'administration à prévenir les décès en captivité Libération.
Les réactions
Dominique Simonnot dénonce un manque structurel de traçabilité des informations concernant les décès en détention L'Humanité. Selon elle, le nombre exact de personnes mortes dans ces lieux « n'est ni complètement connu, ni rendu public », faute de « traçabilité et de remontée adéquates des informations » France Info+1.
Le rapport de la CGLPL évoque des dysfonctionnements concrets constatés sur le terrain, illustrés par le cas d'une ronde nocturne effectuée en contournant un corps sans vie L'Humanité. Plusieurs médias rapportent que la Contrôleuse générale pointe un taux de suicide en détention parmi les plus élevés d'Europe Nice-Matin.
Ce qui reste incertain
Les avis publiés par la CGLPL appellent à une meilleure traçabilité et à un recensement plus fiable des décès survenus dans l'ensemble des lieux de privation de liberté France Info+2. Aucune source ne précise à ce stade quelles suites concrètes l'administration pénitentiaire ou le ministère de la Justice entendent donner à ces recommandations.
Le manque de données centralisées, en particulier dans les hôpitaux psychiatriques, demeure un point d'incertitude soulevé par la Contrôleuse générale Ouest-France. La question de l'harmonisation des dispositifs de prévention entre les différents types d'établissements reste posée par ces avis.
« faute de traçabilité et de remontée adéquates des informations »
« n'est ni complètement connu, ni rendu public »
Registre des sources
- France Info11:12
- L'Humanité11:04
- Le Figaro08:11
- Libération06:00
- Ouest-France17:18
- Nice-Matin06:33