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Lycées : Nuñez suspend les grenades assourdissantes après un blessé grave

Le ministre de l'Intérieur a annoncé mercredi la suspension provisoire de ces armes, deux jours après qu'un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée à Lens.

Illustration — cette image ne montre pas la scène décrite · süleyman söğütdelen

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mercredi 7 octobre la suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes France 24+1. Cette décision a été annoncée sur RTL France Bleu, au lendemain d'une mobilisation massive dans plusieurs villes de France France 24.

La suspension intervient après qu'un adolescent de 15 ans a eu la main gauche arrachée lundi à Lens, à la suite du tir d'une grenade par la police France 24+1. Plusieurs sources précisent qu'il s'agit d'un jeune manifestant mutilé lors du mouvement lycéen La Croix+1.

La mesure est présentée comme provisoire par Public Sénat Public Sénat et circonscrite « au mouvement lycéen » selon les propos rapportés par BFM TV et Le Parisien BFM TV+1. Mediapart relève toutefois que l'annonce ne concerne qu'un modèle précis de grenade, dit « ASSD », et que le ministre a omis certaines précisions sur la portée réelle de la mesure Mediapart.

Parallèlement à cette annonce, dix-huit enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement lycéen, selon Public Sénat Public Sénat. Ces enquêtes portent sur les conditions d'intervention des forces de l'ordre durant les manifestations.

Au lendemain de cette journée de mobilisation, l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont appelé à poursuivre les blocages mercredi et à organiser de nouveaux cortèges jeudi, pour un « acte 4 » du mouvement France 24. Franceinfo a consacré un article explicatif aux grenades assourdissantes, revenant sur leur usage par les forces de l'ordre lors des manifestations Franceinfo Faits divers.

Le contexte

Le mouvement lycéen s'est traduit par des blocages d'établissements et des manifestations dans plusieurs villes de France France 24. La mobilisation de mardi, qualifiée de massive par France 24, a précédé l'annonce de la suspension des grenades assourdissantes France 24.

L'événement déclencheur de la décision ministérielle est la blessure subie lundi par un adolescent de 15 ans à Lens, qui a eu la main gauche arrachée après le tir d'une grenade par la police France 24+2. Franceinfo et Mediapart évoquent une mutilation causée par ce type d'arme Franceinfo Faits divers+1.

Des appels à poursuivre le mouvement ont été lancés par l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante, qui ont appelé à des blocages mercredi et à de nouveaux cortèges jeudi, présentés comme un « acte 4 » de la mobilisation France 24. Ces appels s'inscrivent dans la continuité des actions menées depuis le début du mouvement, durant lequel dix-huit enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN sur l'intervention des forces de l'ordre Public Sénat.

Les réactions

Laurent Nuñez a fait son annonce sur l'antenne de RTL mercredi matin France Bleu. Selon Franceinfo, le ministre a indiqué que l'usage des grenades assourdissantes était suspendu « pour le mouvement lycéen » Franceinfo Faits divers.

BFM TV rapporte que le ministre a précisé que les forces de l'ordre n'utiliseraient plus de grenades assourdissantes « dans le cadre du mouvement lycéen » BFM TV. Le Parisien reprend une formulation similaire, indiquant que la suspension s'applique « dans le cadre du mouvement lycéen » Le Parisien.

Mediapart apporte un regard critique sur cette annonce, soulignant qu'elle ne concerne qu'un modèle spécifique de grenade, les « ASSD », et que plusieurs précisions importantes sur la portée de la mesure n'ont pas été données par le ministre Mediapart. Public Sénat relie cette décision à l'ouverture de dix-huit enquêtes de l'IGPN depuis le début du mouvement, sans toutefois établir de lien de cause à effet direct entre ces procédures et l'annonce ministérielle Public Sénat.

Ce qui reste incertain

Les syndicats lycéens et étudiants ont appelé à poursuivre les blocages dès mercredi et à organiser de nouveaux cortèges jeudi, qualifiés d'« acte 4 » du mouvement France 24. Les dix-huit enquêtes ouvertes par l'IGPN depuis le début de la mobilisation devront déterminer les conditions exactes des interventions policières visées Public Sénat.

La portée réelle de la suspension annoncée reste discutée : Mediapart souligne qu'elle ne concerne qu'un modèle de grenade et que plusieurs précisions manquent encore sur son application concrète Mediapart. Aucune source ne précise à ce stade la durée de cette suspension ni les modalités de son réexamen.

Registre des sources

8 sources de référence. Chaque affirmation de cet article renvoie ici.

  1. Source unique, contenu de serviceFrance 24Source de référence09:51
  2. Source unique, contenu de serviceFrance BleuSource de référence09:57
  3. Source unique, contenu de serviceFranceinfo Faits diversSource de référence14:41
  4. Source unique, contenu de servicePublic SénatSource de référence11:44
  5. Source unique, contenu de serviceBFM TVSource de référence11:12
  6. Source unique, contenu de serviceLa CroixSource de référence11:52
  7. Source unique, contenu de serviceLe ParisienSource de référence
  8. Source unique, contenu de serviceMediapartSource de référence11:49