Mediapart accuse Bardella de propos antisémites de 2013
Le journal d'investigation Mediapart affirme avoir authentifié des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella en 2013. Le président du RN dément « formellement » et évoque des « faux grossiers ».

Le journal d'investigation Mediapart a publié lundi une enquête accusant Jordan Bardella d'avoir tenu des propos antisémites en 2013, alors qu'il était jeune militant du Front national France 24. Selon le média, ces propos ont été formulés dans plusieurs conversations écrites privées France Info. Mediapart affirme avoir authentifié le président du Rassemblement national comme étant l'auteur de ces écrits France Bleu.
D'après Le Monde, ces propos, à la fois antisémites et complotistes, auraient été tenus de manière répétée, deux ans avant la première élection de Jordan Bardella Le Monde. Les faits rapportés remontent donc aux débuts de l'actuel président du RN au sein du Front national RFI.
Jordan Bardella a réagi en contestant « formellement » être l'auteur de ces écrits France Bleu+1. Il dénonce des « faux grossiers » France 24+1 et a annoncé son intention d'engager des poursuites judiciaires contre Mediapart France Info.
La publication de cette enquête intervient alors que Jordan Bardella occupe une position centrale dans le paysage politique national. L'Humanité rappelle qu'il a d'ores et déjà été adoubé par Marine Le Pen comme futur premier ministre en cas de victoire du RN à la présidentielle L'Humanité. Cette accusation touche donc directement l'un des dirigeants les plus en vue de la vie politique française, dans un contexte de forte médiatisation de son parcours et de ses ambitions.
À ce stade, aucune procédure judiciaire n'a été engagée par la justice à l'encontre de Jordan Bardella sur la base de ces révélations. Les accusations formulées par Mediapart sont contestées dans leur intégralité par l'intéressé, qui affirme ne pas être l'auteur des propos qui lui sont attribués France Bleu.
Le contexte
Les propos rapportés par Mediapart se situent en 2013, à une période où Jordan Bardella était un jeune militant du Front national France 24+1. Le Monde précise que ces échanges auraient eu lieu deux ans avant sa première élection Le Monde, ce qui replace la période dans les débuts de son engagement au sein du parti.
Depuis, Jordan Bardella est devenu président du Rassemblement national et député européen L'Humanité. L'Humanité souligne qu'il a été désigné par Marine Le Pen comme candidat au poste de premier ministre en cas de victoire du parti à l'élection présidentielle L'Humanité. Ce positionnement fait de lui l'une des figures centrales de la vie politique française actuelle.
Aucun autre élément de contexte historique sur les circonstances précises de ces échanges de 2013, ni sur la nature exacte du support utilisé, n'est fourni de façon homogène par l'ensemble des sources disponibles.
Les réactions
Jordan Bardella a contesté « formellement » être l'auteur des propos antisémites qui lui sont attribués France Bleu+1. Il a qualifié les éléments publiés par Mediapart de « faux grossiers » France 24+1, une expression reprise par plusieurs médias couvrant l'affaire.
Selon France Info, le président du RN a également annoncé son intention d'engager des poursuites contre le média à l'origine de l'enquête France Info. BFM TV rapporte que Bardella a employé les termes de « barbouzerie » et de « dinguerie » pour qualifier la situation BFM TV.
Marine Le Pen, candidate du parti à l'élection présidentielle, a de son côté dénoncé une « barbouzerie », selon RFI RFI. Aucune autre réaction officielle émanant d'autres responsables politiques n'est rapportée dans les sources disponibles à ce stade.
Il est rappelé qu'à ce jour, aucune décision de justice n'a été rendue concernant ces accusations, et que Jordan Bardella conteste l'intégralité des faits qui lui sont reprochés.
Ce qui reste incertain
L'annonce de poursuites judiciaires par Jordan Bardella contre Mediapart, mentionnée par France Info, laisse présager une suite contentieuse à cette affaire France Info. Aucune date ni procédure précise n'est toutefois communiquée à ce stade par les sources disponibles.
L'issue de ce dossier reste incertaine : ni la teneur exacte des poursuites annoncées, ni une éventuelle réponse détaillée de Mediapart sur l'authentification des documents, ne sont précisées dans les articles consultés. La suite du feuilleton politique et médiatique autour de cette affaire dépendra des développements judiciaires et des réactions supplémentaires des parties concernées.
« Barbouzerie, dinguerie »
« une barbouzerie »
« faux grossiers »
« formellement »
Registre des sources
- France 2416:26
- France Bleu16:26
- France Info16:41
- Le Monde16:07
- RFI18:02
- 20 Minutes16:13
- BFM TV16:04
- L'Humanité17:13