Maroc : une femme nommée pour la première fois cheffe du gouvernement
Le roi Mohammed VI a désigné le 29 septembre Fatima Ezzahra El Mansouri, maire de Marrakech, à la tête du gouvernement marocain. Une première dans le royaume, où elle doit désormais former une coalition.

Le roi Mohammed VI a nommé, le 29 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri Première ministre du Maroc Le Monde International. Il s'agit de la première fois qu'une femme accède à la tête du gouvernement dans le royaume France Info+1.
Âgée de 50 ans, avocate de formation, Fatima Ezzahra El Mansouri est maire de Marrakech, fonction qu'elle occupe depuis qu'elle y a été élue à 33 ans France Info. Elle est issue d'une famille de notables France 24 et préside, ou codirige selon les sources, le Parti authenticité et modernité (PAM) RFI+1.
Sa nomination intervient près d'une semaine après la victoire du PAM aux élections législatives Le Monde International, parti proche du roi Mohammed VI BFM TV. Selon la BBC, cette désignation fait d'elle la deuxième femme à diriger un gouvernement dans le monde arabe BBC News.
Dès le lendemain de sa nomination, Fatima Ezzahra El Mansouri a entamé les discussions avec les différentes formations politiques afin de former le futur gouvernement RFI. Le parlement marocain issu des législatives est décrit comme particulièrement fragmenté, et le PAM ne dispose pas de la majorité absolue France 24+1. La nouvelle cheffe du gouvernement devra donc composer une coalition capable de gouverner pendant les cinq prochaines années 20 Minutes.
Elle a indiqué tendre la main du dialogue à l'ensemble des partis, y compris aux islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) RFI. Cette ouverture affichée aux différentes sensibilités politiques est présentée comme une nécessité dans un paysage parlementaire éclaté RFI.
Au-delà de la formation de la coalition, sa nomination est perçue comme une avancée pour la représentation des femmes en politique au Maroc La Croix. Elle devra aussi répondre à un climat de défiance envers la classe politique, en particulier chez les jeunes, ce qui est présenté comme l'une de ses priorités La Croix.
Le contexte
Le Parti authenticité et modernité (PAM), dont Fatima Ezzahra El Mansouri est présidente, ou codirigeante selon les formulations des sources, est arrivé en tête des élections législatives organisées la semaine précédant sa nomination RFI+1. C'est cette victoire aux urnes qui a conduit le roi Mohammed VI à la charger de former le gouvernement Le Monde International+1.
Avant d'accéder à ce poste, Fatima Ezzahra El Mansouri occupait déjà des responsabilités politiques de premier plan : elle est maire de Marrakech, fonction qu'elle exerce depuis son élection à ce poste à l'âge de 33 ans France Info. Elle est décrite comme une avocate issue d'une famille de notables France 24.
Le système marocain confie au roi la nomination du chef du gouvernement, généralement désigné au sein du parti arrivé en tête des élections législatives, comme le rappellent les articles consacrés à sa nomination Le Monde International+1. Le PAM a remporté ce scrutin sans toutefois obtenir la majorité absolue, ce qui impose à la nouvelle Première ministre de négocier une coalition avec d'autres formations France 24+1.
Les réactions
Au lendemain de sa nomination par le roi Mohammed VI, Fatima Ezzahra El Mansouri a engagé les discussions pour former le futur gouvernement RFI. Elle a affirmé tendre « la main du dialogue » à l'ensemble des formations politiques, y compris aux islamistes du PJD, dans un parlement particulièrement fragmenté RFI.
Sa désignation est présentée par plusieurs médias comme un symbole pour la promotion des droits des femmes au Maroc La Croix. Sa nomination est également relayée à l'international, la BBC soulignant qu'elle devient la deuxième femme à diriger un gouvernement dans le monde arabe BBC News.
Ce qui reste incertain
Fatima Ezzahra El Mansouri doit désormais poursuivre les négociations engagées avec les différents partis afin de constituer une coalition gouvernementale, le PAM ne disposant pas de la majorité absolue au parlement France 24+2. L'issue de ces discussions, notamment avec le PJD auquel elle a tendu la main, reste incertaine à ce stade RFI.
Une fois le gouvernement formé, elle devra diriger l'exécutif marocain pour un mandat de cinq ans 20 Minutes. Sa capacité à répondre au climat de défiance envers la classe politique, en particulier parmi les jeunes, est identifiée comme l'un des enjeux majeurs de son mandat La Croix.
« la main du dialogue »
Registre des sources
- BBC News19:14
- France 2412:20
- France Info22:18
- Le Monde International18:00
- RFI10:18
- 20 Minutes20:12
- BFM TV19:35
- La Croix12:17