Blocus des lycées: l'État menace d'envoyer les forces de l'ordre
Face aux blocus de lycées en Île-de-France, Laurent Nuñez et Édouard Geffray annoncent l'intervention des forces de l'ordre en cas de violences ou de blocage total. Le Premier ministre accuse LFI de « surenchère irresponsable ».

Le gouvernement a haussé le ton ce lundi 28 septembre face à la multiplication des blocus de lycées en Île-de-France France Bleu. Les ministres de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, ont prévenu que les forces de l'ordre interviendraient dans les établissements en cas de violences ou de blocus général 20 Minutes.
Selon un télégramme daté du 26 septembre, révélé par Le Parisien et consulté par BFMTV, adressé aux préfets, recteurs et directeurs d'académie, les deux ministres constatent que des tentatives de blocages visant les lycées depuis le 18 septembre ont donné lieu à des violences inadmissibles à l'encontre des personnels de l'Éducation nationale et des forces de l'ordre BFM TV. Le document précise qu'en cas de blocage total, l'intervention des forces de sécurité sera engagée dans les prochains jours, et qu'en cas de violences, des interpellations seront opérées BFM TV.
Ces annonces interviennent alors que des élèves ont organisé plusieurs blocus dans des lycées de l'agglomération parisienne depuis le début de la semaine précédente, pour dénoncer notamment leurs conditions de scolarité Le Figaro. Les lycéens appellent désormais à bloquer tous les établissements le mardi suivant, dans le cadre d'une grève de la fonction publique L'Est Républicain.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a par ailleurs averti les lycéens mobilisés depuis une semaine en Île-de-France, qui dénoncent le manque de moyens alloués à leurs établissements Libération. Il a également critiqué La France Insoumise, qu'il accuse de « surenchère irresponsable » France Bleu+1. Ce différend s'est traduit par un échange tendu entre le gouvernement et LFI Le Parisien.
À Alès, un blocus a dégénéré lundi matin : des lycéens ont bloqué leur établissement pour dénoncer le manque de moyens, avant d'être dépassés par un groupuscule violent Midi Libre. Un policier a été blessé et un mineur a été interpellé lors de cet épisode Midi Libre.
Le contexte
Les blocus de lycées ont débuté dans l'agglomération parisienne dès la semaine précédant l'annonce gouvernementale, les élèves cherchant à dénoncer leurs conditions de scolarité Le Figaro. Le télégramme des ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale, daté du 26 septembre, situe le début des tentatives de blocage au 18 septembre BFM TV.
Ce document constate que ces tentatives ont déjà donné lieu à des violences visant à la fois des personnels de l'Éducation nationale et des forces de l'ordre BFM TV. C'est sur cette base que les autorités ont décidé d'anticiper une possible intensification du mouvement, avec un appel à bloquer tous les établissements le mardi suivant dans le cadre d'une grève de la fonction publique L'Est Républicain.
Le mouvement s'accompagne d'un débat politique, le gouvernement pointant du doigt La France Insoumise et l'accusant de « surenchère » dans le traitement de ce dossier Libération+1. Cet échange a pris la forme d'une passe d'armes publique entre l'exécutif et le parti Le Parisien.
Les réactions
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a promis l'intervention des forces de l'ordre si nécessaire, tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé la « surenchère irresponsable » de La France Insoumise France Bleu. Ces prises de position ont été formulées ce lundi, dans un contexte de tensions croissantes autour des blocus France Bleu.
De leur côté, Laurent Nuñez et Édouard Geffray ont conjointement averti que les forces de l'ordre interviendraient dans les lycées en cas de violences ou de blocus général 20 Minutes. Le télégramme signé par les deux ministres et adressé aux préfets, recteurs et directeurs d'académie constate que « des tentatives de blocages visant les lycées » depuis le 18 septembre « ont donné lieu à des violences inadmissibles à l'encontre des personnels de l'Éducation nationale et des forces de l'ordre » BFM TV.
Le Premier ministre a également averti les lycéens mobilisés depuis une semaine en Île-de-France pour dénoncer le manque de moyens alloués à leurs établissements, tout en tapant sur LFI, qu'il accuse de « surenchère » Libération. Un témoin du blocus d'Alès a rapporté que les organisateurs ont essayé de contenir les débordements mais ont été dépassés par le nombre Midi Libre.
Ce qui reste incertain
Les lycéens appellent à bloquer l'ensemble des établissements le mardi suivant l'annonce, dans le cadre d'une journée de grève de la fonction publique L'Est Républicain. L'application effective des mesures annoncées — intervention des forces de sécurité en cas de blocage total, interpellations en cas de violences — dépendra de l'ampleur de cette nouvelle mobilisation BFM TV.
Le différend politique entre le gouvernement et La France Insoumise autour de la gestion de ce dossier reste ouvert Le Parisien. L'incident d'Alès, où un policier a été blessé et un mineur interpellé, illustre le risque de débordements que redoutent les autorités si les blocus se multiplient Midi Libre. Un mineur a été interpellé dans ce cadre; aucune condamnation n'a été rapportée à ce stade Midi Libre.
« ont donné lieu à des violences inadmissibles à l'encontre des personnels de l'Éducation nationale et des forces de l'ordre »
« On a essayé de les contenir mais ils étaient trop nombreux »
« des tentatives de blocages visant les lycées »
« l'intervention des forces de sécurité »
Registre des sources
- France Bleu11:53
- 20 Minutes11:17
- BFM TV08:15
- Le Figaro10:32
- Le Parisien
- Libération11:55
- L'Est Républicain12:56
- Midi Libre13:45