Washington retire la Syrie de sa liste des Etats terroristes
Washington a annoncé lundi le retrait de la Syrie de sa liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, où elle figurait depuis 47 ans. HTS, l'ancienne formation du président Ahmed al-Charaa, est également retirée des listes terroristes.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi 24 août avoir retiré la Syrie de leur liste des Etats accusés de soutenir le terrorisme RFI. Le pays y figurait depuis 47 ans, un statut hérité de l'ère Hafez al-Assad France Info+3. Cette décision s'accompagne du retrait de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l'ancienne formation islamiste dirigée par le président syrien Ahmed al-Charaa, de plusieurs listes liées au terrorisme et aux sanctions France 24+2.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des garanties formelles de la part d'Ahmed al-Charaa, selon lesquelles la Syrie ne soutiendrait pas d'actes de terrorisme international à l'avenir Le Monde International. Ahmed al-Charaa, ancien djihadiste devenu président de la Syrie après la chute de Bachar al-Assad, est présenté par plusieurs sources comme un interlocuteur désormais reconnu par l'administration américaine BBC News+1.
Cette mesure constitue une nouvelle étape dans la levée progressive des sanctions américaines visant Damas, engagée depuis la chute du régime Assad en décembre 2024 RFI+1. Le Figaro souligne que ce rapprochement s'accompagne d'un déblocage des investissements dans le pays Le Figaro. Vingt Minutes qualifie l'événement d'« historique » 20 Minutes.
La décision intervient un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 RFI. Elle marque une évolution majeure dans les relations entre Washington et Damas, alors que le nouveau pouvoir syrien cherche à sortir le pays de son isolement économique et diplomatique. Les listes concernées entraînaient jusqu'ici des restrictions lourdes sur les échanges commerciaux et financiers avec la Syrie.
Le contexte
La Syrie figurait sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme depuis 47 ans France Info+3. Ce classement remontait à l'ère du régime des Assad et impliquait un régime de sanctions strict envers le pays.
Bachar al-Assad a été renversé en décembre 2024 RFI+1, ouvrant la voie à une transition politique en Syrie. Ahmed al-Charaa, présenté comme un ancien djihadiste, est devenu président du pays dans ce contexte BBC News+1. Son ancienne formation, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qualifiée par la BBC de groupe lié à al-Qaïda, avait mené l'offensive ayant conduit à la chute d'Assad BBC News.
Depuis lors, les Etats-Unis ont engagé une levée progressive de leurs sanctions contre la Syrie RFI+1. Le retrait du pays de la liste des Etats soutenant le terrorisme, annoncé le 24 août 2026, s'inscrit dans cette dynamique, tout comme le retrait de HTS de plusieurs listes liées au terrorisme et aux sanctions France 24+2.
Les réactions
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a justifié la décision en expliquant l'avoir prise après avoir reçu des garanties de la part d'Ahmed al-Charaa Le Monde International. Selon Le Monde, Rubio a indiqué avoir obtenu des « garanties formelles » de la part d'Ahmed Al-Charaa, ancien djihadiste devenu président de la Syrie, selon lesquelles « la Syrie ne soutiendra[it] pas d'actes de terrorisme international à l'avenir » Le Monde International.
20 Minutes rapporte que la décision est qualifiée d'« historique » 20 Minutes.
Le Figaro souligne que cette décision s'inscrit dans la poursuite du rapprochement entre Washington et Damas, avec un déblocage des investissements dans le pays Le Figaro.
Ce qui reste incertain
La levée de cette désignation, combinée au retrait de HTS des listes terroristes, ouvre la voie à un assouplissement supplémentaire des restrictions économiques et financières pesant sur la Syrie 20 Minutes+2. Le Figaro évoque un possible déblocage des investissements étrangers dans le pays Le Figaro.
Les sources ne précisent pas de calendrier pour d'éventuelles étapes ultérieures dans la levée des sanctions américaines. La consolidation de la relation entre Washington et le gouvernement d'Ahmed al-Charaa dépendra, selon les propos rapportés du secrétaire d'Etat Marco Rubio, du respect des garanties formulées par la Syrie contre le soutien à des actes de terrorisme international Le Monde International.
« la Syrie ne soutiendra[it] pas d'actes de terrorisme international à l'avenir »
« garanties formelles »
Registre des sources
- BBC News02:17
- France 2403:35
- France Info22:40
- Le Monde International21:01
- RFI23:12
- 20 Minutes22:16
- Le Figaro21:53
- Libération21:58