Contraception : 1,6 million de femmes alertées sur un risque de méningiome
L'Agence du médicament va envoyer un courrier à 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif au désogestrel, les informant d'un risque accru mais « faible » de méningiome.

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé jeudi 10 septembre l'envoi d'un courrier nominatif à 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel France Bleu+1. Ce courrier vise à les informer d'un risque accru, mais « faible », de développer un méningiome, une tumeur qui se développe à partir des méninges BFM TV.
En parallèle, environ 90 000 médecins recevront également une information détaillée sur ce risque Le Monde. L'alerte concerne spécifiquement les pilules contraceptives contenant du désogestrel, une molécule largement utilisée France Info+1.
Le méningiome est une tumeur généralement bénigne, dans environ 90% des cas selon les précisions apportées par un gynécologue interrogé France Info+1. L'ANSM insiste sur le caractère faible du risque, tout en le qualifiant d'avéré Public Sénat+1.
Cette communication intervient dans un contexte plus large de recul de l'usage de la pilule contraceptive en France, un phénomène documenté par la presse spécialisée La Croix. L'ampleur de l'opération — plus d'1,5 million de femmes contactées directement — illustre la volonté de l'agence de garantir une information individualisée plutôt qu'une simple communication générale RFI.
Les autorités sanitaires cherchent ainsi à concilier la nécessité d'informer les patientes concernées et le risque de générer une inquiétude disproportionnée par rapport au niveau réel du danger, qualifié de faible par l'ensemble des sources consultées France Bleu+2.
Le contexte
Les sources disponibles ne détaillent pas d'antécédent précis à cette annonce du 10 septembre, si ce n'est le constat, mentionné par La Croix, que cette alerte intervient alors que l'usage de la pilule contraceptive est déjà en recul en France La Croix.
Aucune des sources fournies ne retrace l'historique des études ayant permis d'établir ce lien entre désogestrel et méningiome, ni les décisions réglementaires antérieures concernant d'autres progestatifs. L'information disponible se limite à l'annonce de l'ANSM elle-même et à sa décision d'informer les patientes et les médecins par courrier à compter du 10 septembre Public Sénat.
Les réactions
L'ANSM, à l'origine de cette communication, qualifie le risque de « faible » tout en confirmant sa réalité France Bleu+2. Le Parisien reprend cette formulation en titre : « Il est faible mais avéré » Le Parisien.
Un gynécologue interrogé par France Info appelle à la mesure face à cette annonce, insistant sur le fait qu'il ne faut surtout pas s'inquiéter France Info. Il rappelle par ailleurs que le méningiome est une tumeur bénigne dans environ 90% des cas France Info.
Aucune autre réaction officielle, associative ou de patientes n'est rapportée dans les sources disponibles à ce stade.
Ce qui reste incertain
Le courrier nominatif commence à être envoyé aux femmes concernées ainsi qu'aux 90 000 médecins à partir du 10 septembre Le Monde+1. Les sources ne précisent pas si des mesures complémentaires, comme une modification des notices ou des recommandations de suivi médical renforcé, sont envisagées.
La Croix s'interroge sur l'impact potentiel de cette alerte sur la tendance déjà observée de recul de l'usage de la pilule contraceptive en France La Croix, sans que les sources ne permettent de confirmer cette évolution à ce stade.
« Il ne faut surtout pas s'inquiéter »
« Il est faible mais avéré »
Registre des sources
- France Bleu07:54
- France Info08:06
- Le Monde06:53
- Public Sénat11:02
- RFI17:05
- BFM TV10:00
- La Croix18:04
- Le Parisien