Sanctions iraniennes : Pékin promet de défendre ses intérêts face aux États-Unis
Washington a présenté de nouvelles sanctions visant les partenaires commerciaux de l'Iran. La Chine, principal acheteur du pétrole iranien, a promis de défendre fermement ses intérêts.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a présenté lundi un nouveau train de sanctions dites « secondaires », qui ne visent pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux Le Monde International. Washington entend ainsi couper les ressources économiques de Téhéran en menaçant d'isoler les pays et entités qui continueraient à commercer avec le pays BBC News+1.
La Chine, qui achète une part estimée à 80% des exportations pétrolières iraniennes, s'est immédiatement sentie visée par cette annonce The Guardian. Mardi, Pékin a qualifié ces sanctions d'« illégales » et a affirmé qu'elle prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour protéger ses intérêts nationaux BBC News+1.
Les autorités chinoises ont également indiqué qu'elles défendraient « fermement » leurs intérêts face à ces menaces France 24+2. Cette réaction chinoise n'a pas surpris les observateurs, le rejet par Pékin de ces sanctions secondaires ayant été anticipé The Guardian.
Cette annonce s'inscrit dans un contexte régional tendu, alors qu'un direct suivi par plusieurs médias évoque également un pétrolier touché près d'Oman, dans un climat de confrontation croissante entre l'Iran, Israël et les États-Unis France 24. Les sanctions américaines s'ajoutent à une pression économique déjà exercée sur Téhéran depuis plusieurs années.
La Chine a par le passé déjà résisté aux tentatives américaines de limiter les flux de revenus vers le régime de Téhéran The Guardian. Le nouveau dispositif annoncé par Scott Bessent marque une intensification de cette stratégie de pression indirecte, en s'attaquant cette fois explicitement aux partenaires commerciaux plutôt qu'à l'Iran lui-même Le Monde International.
Le contexte
Les États-Unis ont mené depuis plusieurs années des efforts pour limiter les flux de revenus pétroliers vers le régime iranien, sans parvenir à empêcher la Chine de continuer à acheter du pétrole à Téhéran The Guardian. Pékin a déjà défié ces tentatives antérieures de Washington visant à restreindre les exportations pétrolières iraniennes The Guardian.
La Chine reste aujourd'hui le principal acheteur du pétrole iranien, avec une part estimée à 80% des exportations du pays The Guardian. Cette dépendance économique explique la réaction rapide de Pékin dès l'annonce des nouvelles sanctions américaines.
Le nouveau train de sanctions présenté lundi par le secrétaire au Trésor Scott Bessent se distingue des mesures précédentes en ce qu'il ne cible pas directement l'Iran, mais ses partenaires commerciaux, dont la Chine Le Monde International. Cette approche dite des sanctions « secondaires » vise à isoler économiquement Téhéran en dissuadant les pays tiers de continuer à commercer avec lui BBC News+1.
Les réactions
Le gouvernement chinois a dénoncé le caractère « illégal » de ces nouvelles sanctions américaines BBC News+1. Il a affirmé qu'il prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour protéger ses intérêts nationaux face à cette pression The Guardian.
Pékin a également promis de « défendre fermement » ses intérêts, une formulation reprise par plusieurs médias à la suite de la réaction officielle chinoise France 24+2. Cette annonce confirme une ligne déjà anticipée par les observateurs, qui prévoyaient un rejet par la Chine de toute mesure de sanctions secondaires The Guardian.
Du côté américain, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a présenté lundi ce nouveau dispositif comme un moyen de couper les ressources économiques de l'Iran, sans qu'aucune déclaration citée nominativement n'accompagne cette présentation dans les sources disponibles Le Monde International.
Ce qui reste incertain
Les modalités précises d'application de ces sanctions secondaires américaines, ainsi que leur impact réel sur les échanges commerciaux entre la Chine et l'Iran, restent à préciser. Aucune source ne détaille à ce stade les mesures concrètes que Pékin envisage pour « défendre fermement » ses intérêts.
La situation régionale, marquée par des tensions autour du détroit d'Oman et impliquant l'Iran, Israël et les États-Unis, pourrait influencer l'évolution de ce dossier France 24. La réaction des autres partenaires commerciaux de l'Iran visés par ces sanctions n'est pas connue à ce jour.
« mesures nécessaires »
« défendre fermement »
Registre des sources
- BBC News13:53
- France 2408:25
- Le Monde International10:46
- The Guardian13:43
- BFM Business11:54