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Bardella accusé d'antisémitisme : Mediapart relance l'affaire du compte Facebook

Mediapart affirme que le compte Facebook aux écrits antisémites appartenait bien à Jordan Bardella, qui dément. Le Canard enchaîné révèle par ailleurs que des données d'un compte militant auraient été effacées après les premières révélations.

Illustration — cette image ne montre pas la scène décrite · Connor Scott McManus

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, fait l'objet de nouvelles révélations dans l'affaire des écrits antisémites qui lui sont attribués. Vendredi 9 octobre, Mediapart a publié des éléments montrant que le jeune frontiste publiait, à l'époque des faits, des messages très similaires sur Messenger et sur Twitter, à quelques minutes d'intervalle et parfois avec les mêmes fautes d'orthographe Libération. Pour le média d'investigation, cette concordance démontre que le compte Facebook litigieux était bien celui de Jordan Bardella, qui continue pourtant d'assurer que ce premier compte n'était pas le sien Libération.

Parallèlement, Le Canard enchaîné a affirmé le même jour que Jordan Bardella avait effacé les données d'un ancien compte Facebook militant dès la divulgation, par Mediapart, des écrits antisémites dont il nie être l'auteur France 24+2. Selon l'hebdomadaire satirique, cette suppression serait intervenue juste après la publication de l'article de Mediapart L’Obs.

L'entourage du président du RN a immédiatement démenti ces nouvelles informations, les qualifiant de fausses France Info. Une plainte en diffamation devait être déposée dans les heures suivant la publication des révélations, selon les mêmes proches France Info. Le Rassemblement national a également démenti en bloc, de façon générale, l'ensemble des accusations relatives à l'ancien compte Facebook France 24+3.

L'affaire s'inscrit dans un contexte où plusieurs médias se sont emparés simultanément de ces révélations croisées entre Mediapart et Le Canard enchaîné, soulignant la persistance du doute autour de la ligne de défense adoptée par Jordan Bardella depuis le début de l'affaire L’Obs. Plusieurs titres de presse quotidienne régionale et nationale ont repris ces informations au cours de la même journée, signe de l'ampleur prise par le dossier 20 Minutes+2.

À ce stade, aucune procédure judiciaire visant Jordan Bardella n'est mentionnée dans les informations disponibles ; seule une plainte en diffamation est annoncée par son entourage à l'encontre des récentes publications France Info.

Le contexte

L'affaire trouve son origine dans des révélations de Mediapart portant sur d'anciens écrits antisémites attribués à Jordan Bardella, que le président du RN nie avoir rédigés France 24+3. Ces écrits auraient été publiés sur un compte Facebook militant datant de sa jeunesse 20 Minutes+1.

Depuis la publication initiale de Mediapart, Jordan Bardella maintient que le compte Facebook en question n'était pas le sien Libération. Cette ligne de défense a été réaffirmée à plusieurs reprises, y compris après la publication des nouveaux éléments du 9 octobre Libération+1.

Le 9 octobre, deux publications distinctes sont venues alimenter le dossier le même jour : d'une part, Mediapart a mis en avant des concordances entre les publications faites sur Messenger et sur Twitter, à quelques minutes d'intervalle Libération ; d'autre part, Le Canard enchaîné a affirmé que des données d'un ancien compte Facebook militant avaient été effacées après les révélations initiales France 24+2.

La publication de l'Obs précise que ces nouveaux éléments mettent à mal la ligne de défense tenue jusque-là par Jordan Bardella L’Obs. Le Rassemblement national a, pour sa part, démenti ces informations et annoncé une riposte judiciaire pour diffamation France Info.

Les réactions

L'entourage de Jordan Bardella a réagi vendredi en qualifiant les révélations du Canard enchaîné d'information fausse France Info. Une plainte en diffamation devait être déposée dans les heures suivantes, selon cette même source France Info.

Le Rassemblement national a par ailleurs démenti en bloc l'ensemble des nouvelles informations publiées sur le compte Facebook litigieux, reprenant une position déjà exprimée lors des premières révélations de Mediapart France 24+3. Plusieurs titres de presse rapportent ce démenti global sans détailler d'argumentaire supplémentaire de la part du parti La Croix+2.

Du côté de Mediapart, le média d'investigation maintient que les similitudes relevées entre les publications sur Messenger et sur Twitter démontrent que le compte Facebook appartenait bien à Jordan Bardella Libération. Le média souligne que ce dernier continue cependant d'assurer le contraire Libération.

Ce qui reste incertain

La plainte en diffamation annoncée par l'entourage de Jordan Bardella n'a, à ce stade, pas été confirmée comme déposée par les sources disponibles France Info. Son éventuel dépôt et ses suites judiciaires restent à préciser.

La question de l'authenticité du compte Facebook demeure contestée entre Mediapart, qui affirme disposer d'éléments probants, et Jordan Bardella, qui continue de nier en être l'auteur Libération. Aucune décision judiciaire n'a été rendue à ce jour sur le fond de l'affaire, et la présomption d'innocence s'applique à Jordan Bardella tant qu'aucune procédure n'a abouti.

« information fausse »

Entourage de Jordan Bardella, proches du président du RN

Registre des sources

8 sources, dont 6 de référence. Chaque affirmation de cet article renvoie ici.

  1. Source unique, contenu de serviceFrance 24Source de référence14:55
  2. Source unique, contenu de serviceFrance InfoSource de référence16:47
  3. Source unique, contenu de service20 MinutesSource de référence14:09
  4. Source unique, contenu de serviceLa CroixSource de référence15:50
  5. Source unique, contenu de serviceLibérationSource de référence12:14
  6. Source unique, contenu de serviceL’ObsSource de référence16:28
  7. Source unique, contenu de serviceMidi LibrePresse spécialisée14:27
  8. Source unique, contenu de serviceSud OuestPresse spécialisée13:39